Ouvrez le grimoire →
Actu

Quel style vestimentaire des hommes pour les années 20 ?

Victor 13/06/2026 04:05 9 min de lecture
Quel style vestimentaire des hommes pour les années 20 ?

Les fondamentaux

  • Mode masculine années 20 : Une élégance structurée basée sur des coupes précises et des tissus nobles comme la laine peignée ou le tweed.
  • Costumes rétro : Le trois-pièces, avec gilet, veston et pantalon taille haute, est essentiel pour une silhouette verticale et harmonieuse.
  • Accessoires hommes 1920 : Les bretelles, la montre à gousset et le nœud papillon apportent une touche d’authenticité et de raffinement.
  • Chapeaux fedora : Le chapeau, qu’il soit fedora, canotier ou casquette, couronne le style avec élégance et fonctionnalité.
  • Chaussures Oxford : Les chaussures formelles comme les Oxford ou les bicolores « spectator » finalisent la tenue avec précision.

On croise encore parfois, dans les coins feutrés des vieux hôtels ou les soirées costumées bien pensées, des silhouettes qui semblent échappées d’un film en noir et blanc. Ces hommes-là ne se contentent pas d’un costume basique : ils incarnent une manière d’être, une posture. Les années 20, malgré les kilomètres temporels, continuent d’inspirer ceux qui cherchent à sortir du lot sans tomber dans la caricature. Leur élégance n’était pas qu’un look : c’était une discipline, une grammaire vestimentaire oubliée, mais pas perdue.

Les bases de la mode masculine des années folles

Le costume masculin des années 20 ne flottait pas sur le corps – il le structurait. La veste, taillée dans de la laine épaisse ou du tweed, présentait des épaules naturelles, légèrement rembourrées, et des revers larges qui encadraient le torse comme un cadre d’art ancien. Ce n’était pas une question de mode, mais de statut. La matière parlait avant l’homme : un complet en entoilage traditionnel marquait une distinction sociale bien plus que n’importe quel logo. Les coupes étaient droites, les pinces bien marquées, et la longueur descendait juste au-dessous des hanches, offrant une ligne de jambe équilibrée.

Les tissus dominaient l’esthétique. On privilégiait la laine peignée pour le veston, le flanelle pour les tenues de ville, et le tweed pour les sorties champêtres ou automnales. Le velours, en particulier la panne de velours, apparaissait sur les cols de veste ou les gilets, ajoutant une touche de chaleur et de relief. Ces choix matériels n’étaient pas anodins : ils répondaient à une logique de tenue, de tenue dans tous les sens du terme.

Pour approfondir vos connaissances sur l’élégance masculine d’autrefois, le site mode-et-style.fr est une ressource à consulter.

L’équipement du parfait gentleman des 20’s

La chemise à col club et les accessoires de cou

La chemise, elle, jouait un rôle de pivot. Celle des années 20 arborait un col rigide, souvent « club » ou « boutonné », qui servait de socle à la cravate ou au nœud papillon. Ces cols, parfois amovibles, se boutonnaient directement au col de la chemise – une pratique quasi disparue, mais répandue à l’époque pour prolonger la durée de vie du vêtement. Le tissu était du coton fin, parfois du popeline, dans des teintes sobres : blanc, bleu pâle, ou rayé finement.

La cravate, en soie naturelle, était étroite et nouée en simple nœud ou en « quatre », sans excès de volume. Le nœud papillon, en revanche, était de rigueur pour les soirées ou les dîners habillés. Les pinces à col, petites barrettes métalliques, maintenaient la cravate en place et ajoutaient une touche de précision. Un détail, certes, mais porteur d’une étiquette vestimentaire sans laquelle l’ensemble aurait perdu de sa cohérence.

Gilets et vestons : la règle du trois-pièces

Le gilet n’était pas un accessoire : il faisait partie intégrante de la tenue. Porté en toutes circonstances, même en ville, il assurait une continuité visuelle entre la chemise et le pantalon. Il existait en version simple boutonnage – trois ou cinq boutons – ou croisé, plus affirmé. Les motifs variaient : rayures, damiers, ou tissu uni, mais toujours en harmonie avec le costume. On l’enfilait avant la veste, et on le laissait parfois partiellement visible, surtout si la montre à gousset pendait à sa chaînette.

Le veston, quant à lui, suivait les mêmes règles de coupe. Il n’était jamais porté sans son gilet en contexte formel. Cette règle du trois-pièces n’était pas qu’esthétique : elle renforçait la verticalité de la silhouette et empêchait les écarts de température – un luxe appréciable avant l’ère de la climatisation.

Comparatif des pièces maîtresses du vestiaire

Choisir sa tenue selon le contexte

Le vestiaire des années 20 se déclinait selon trois grands registres : la ville, la soirée, et le loisir. Chaque occasion avait son costume, son tissu, sa rigueur. Pour le bureau ou les promenades urbaines, on optait pour un complet croisé en laine fine, sobre et structuré. Pour les dîners ou les événements mondains, le smoking – ou « tuxedo » – prenait le relais, avec revers en satin et pantalon à galons. Enfin, pour les loisirs, on adoptait les knickerbockers, ces pantalons courts aux genoux, associés à des chaussettes hautes et des chaussures robustes.

Le retour du costume croisé

Le costume croisé, avec ses deux pans qui se chevauchent, gagne du terrain aujourd’hui – et pas seulement dans les séries télé. Il offre une présence marquée, une silhouette plus large au niveau du buste, et un jeu d’encolure élégant. Il était déjà populaire dans les années 20, surtout chez les hommes d’affaires ou les notables. Son avantage ? Il impose le port, sans jamais écraser la morphologie. Un bon croisé bien ajusté, c’est un peu comme un bon roman : il tient en haleine sans jamais lasser.

Les motifs : rayures tennis et chevrons

Les motifs n’étaient pas laissés au hasard. Les rayures fines, dites « tennis », s’imposaient en milieu formel. Plus marquées, elles devenaient audacieuses, presque provocantes. Les chevrons, en revanche, apportaient du mouvement sans alourdir. Le tartan ou le pied-de-poule sortaient des placards pour les tenues de chasse ou les week-ends à la campagne. Et pour les plus téméraires : le carreau écossais, discret ou flamboyant, selon l’humeur.

Type de tenue Occasion Pièce caractéristique Matière dominante
Coste croisé Usage quotidien en ville Veste croisée à revers larges Laine fine ou flanelle
Tuxedo Soirée habillée Col en satin, galon latéral Laine noire + satin
Tenue décontractée Loisirs, promenade Knickerbockers + chaussettes hautes Tweed ou velours côtelé

Le rôle crucial des accessoires de tête et de pieds

Du Fedora au béret : couronner son style

Le chapeau était roi. Il ne servait pas seulement à se protéger du soleil ou de la pluie : il complétait la tenue comme une signature. Le fedora, en feutre souple, à bord moyen et crête centrale, était le choix des citadins élégants. Le canotier, en paille tressée, apparaissait l’été, sur les pelouses ou les bords de rivière. La casquette « shelby », plus basse et plus rigide, était adoptée par les ouvriers aisés ou les jeunes en quête de style. Choisir son chapeau, c’était choisir son camp – sans jamais tomber dans la caricature du gangster.

Chaussures Oxford et richelieus bicolores

Les chaussures, elles, marquaient la finition. Les Oxford, à lacets fermés et tige lisse, dominaient le vestiaire formel. Leur élégance résidait dans leur sobriété. Mais l’époque aimait aussi l’audace : les chaussures dites « spectator », bicolores, en cuir noir et blanc (ou marron et crème), faisaient sensation lors des matchs de tennis ou des courses hippiques. Le contraste net entre les deux tons tranchait avec la sobriété du costume – un clin d’œil assumé à la modernité. Le daim, pour les pointes ou les semelles, apportait une touche de douceur, mais demandait un entretien rigoureux.

Les indispensables pour un look inspiré de l’époque

Pourquoi les bretelles remplacent la ceinture

Le pantalon des années 20 montait haut, bien au-dessus de la taille. Une ceinture aurait rompu l’harmonie de la ligne. Les bretelles, fixées par boutons au pantalon, assuraient un maintien parfait sans plis disgracieux. Elles étaient tissées, souvent rayées, et passaient discrètement sous les bords du gilet. Leur utilisation n’était pas une lubie : elle répondait à une logique de coupe et de confort. Un pantalon bien porté, c’est d’abord un pantalon qui tient droit.

La montre à gousset comme signature

La montre à gousset, glissée dans la poche du gilet, était bien plus qu’un outil de mesure. C’était un objet de précision, un marqueur de statut. Attachée à une chaîne en argent ou en or, elle pendait le long du ventre, visible mais discrète. Son extraction pour lire l’heure était un geste codifié, presque cérémonieux. Aujourd’hui, elle revient comme accessoire de style, parfois vide, mais toujours symbolique.

  • Bretelles à boutons (pas clipsables)
  • Montre à gousset avec chaîne solide
  • Pochette de costume en soie (imprimé discret)
  • Canne de marche (en bois ou bambou, optionnel)
  • Boutons de manchette en métal ou nacre

Questions habituelles

J’ai chiné un costume d’époque, comment savoir s’il est encore portable ?

Inspectez attentivement les zones d’usure : l’entrejambe, les aisselles et les coudes. La laine ancienne peut être friable, surtout si elle a été mal stockée. Une odeur de moisi ou de naphtaline persistante indique un stockage humide – risque de fragilisation des fibres. Si le tissu craque au toucher, mieux vaut le conserver comme pièce d’archive.

Est-ce que le style Peaky Blinders est fidèle à la réalité des années 20 ?

La série s’inspire des codes de l’époque, mais avec une dramaturgie stylisée. Les coupes sont plus ajustées, les couleurs plus saturées, les pantalons plus bas. Historiquement, les costumes étaient plus larges et moins contrastés. Toutefois, l’esprit – le trois-pièces, le chapeau, la précision – reste fidèle, même si l’esthétique est poussée à l’excès pour l’écran.

Comment entretenir des chaussures bicolores en cuir et daim ?

Le cuir se nettoie avec un chiffon humide puis un cirage de couleur adaptée à chaque partie. Le daim, plus fragile, nécessite une brosse spécifique ou une gomme en caoutchouc. Il est crucial de traiter les deux matériaux séparément pour éviter les transferts. Une imprégnation protectrice prolonge la tenue du coloris, surtout en cas d’humidité.

← Voir tous les articles Actu